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Les différents avant-contrats

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Sommaire
Les différents avant-contrats
La promesse unilatérale ou promesse de vente
La promesse unilatérale ou promesse d'achat
Le compromis de vente ou promesse synallagmatique
Intégralité de l’article


> Les différents avants contrats


Avant la signature de l’acte définitif ou « acte authentique » d’achat d’un bien immobilier, la signature d’un précontrat sera de mise.

Ce précontrat va déterminer les conditions générales de la vente ainsi que les éventuelles clauses suspensives à la réalisation de l’opération.

Ce précontrat établi sous seing privé peut être rédigé de façon unilatérale (par l’acquéreur seul ou le vendeur seul) ou de forme conjointe où les deux parties s’engageront mutuellement.




> La promesse unilatérale ou promesse de vente :

 

C’est une promesse de la part du vendeur qui va s’engager à vendre son bien à un prix déterminé, alors que l’acquéreur se réserve lui le droit d’acheter ou non le bien, à l’issue d’un certain délai (fixé par les parties).

Par la suite, pour être validée, cette promesse devra être enregistrée dans les 10 jours de son acceptation par l’acheteur.

Dans le cas de non réalisation suite au désistement du vendeur, celui-ci devra verser une indemnité à l’acquéreur. Si l’acquéreur refuse la vente, le délai d’option passé, il perdra l’indemnité d’immobilisation versée (en principe 10% du montant du bien).




> La promesse unilatérale ou promesse d’achat :

 

De même fonctionnement que la promesse de vente, l’engagement sera uniquement de la part de l’acquéreur. L’acquéreur peut donc à tout moment revenir sur sa décision d’acheter le bien, tant que le propriétaire n’a pas accepté la promesse.

Lorsque la promesse sera acceptée par le vendeur, il conviendra d’établir l’avant contrat classique ou compromis de vente.

 




> Le compromis de vente ou promesse synallagmatique :

 

Le compromis sera le contrat préparatoire à la vente définitive concrétisée dans l’acte authentique.

Le vendeur et l’acquéreur vont ici s’engager de façon définitive l’un envers l’autre. Seule la réalisation de l’une des clauses suspensives peut remettre la vente en question sans pénalité.

Une indemnité d’immobilisation d’environ 10% de la somme de la transaction définitive sera demandée à l’acquéreur, et versée sur un compte séquestre.


- Possibilité de rétractation :

 

Après signature de ce compromis, l’acquéreur dispose d’un délai de 7 jours pour se rétracter (suivant la loi SRU du 13/12/00).

Lorsque la signature de ce compromis s’est effectuée devant un non professionnel de l’immobilier, aucune somme n’est à verser de la part de l’acquéreur avant ce délai de 7 jours.

Si par contre, la signature s’est effectuée devant un professionnel en acte sous seing privé (agent immobilier, coach-immobilier) ou acte authentique (notaire) la somme versée par l’acquéreur devra lui être restituée dans un délai de 21 jours à compter du lendemain de la date de sa rétractation (modification de la Loi ENL de juillet 2006 qui confirme les modalités identiques quel que soit le professionnel de l’art.)


- Contenu du compromis de vente :

 

- La désignation du bien (lieu, surfaces, pièces…)

- Montant de la transaction

- Conditions de paiement

- Somme déposée en garantie

- Montant approximatif des frais de notaire

- Date et signatures des deux parties (vendeur et acquéreur)

- Les conditions suspensives
- Diagnostics immobiliers
- Pièces administratives liées au bien


- Principales conditions suspensives :

 

La rédaction des clauses suspensives va prémunir des imprévus remettant la vente en cause dans les cas indépendants de la volonté de l’acquéreur ou du vendeur. Une rédaction précise est donc très importante pour permettre une annulation de la vente avec restitution des sommes versées par l’acquéreur.


Seront principalement concernés :

 

- L’obtention d’un prêt bancaire (dans le cas du recours à un prêt bancaire, l’emprunteur devra justifier d’au moins un refus de la part d’une banque)

- Réalisation de la vente de la résidence principale servant à financer une partie de la nouvelle acquisition immobilière.

- Présentation d’une hypothèque vierge de la part de du vendeur (dans le cas où le bien à acquérir est grèvé d’une hypothèque, celle-ci se reporte de plein droit sur le nouveau propriétaire, il convient donc de s’assurer de la levée de celle-ci).

- Purge d’un droit de préemption.

- Dans le cas d’une construction, obtention d’un certificat d’urbanisme pour la confirmation de la faisabilité du projet.